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« Contrôler l’obésité grâce au cerveau »
La Croix
Marianne Gomez remarque dans La Croix qu’« une équipe rennaise a réussi à faire maigrir des cochons grâce à un procédé ingénieux modifiant les informations reçues par le cerveau ».
La journaliste explique que « le Dr Arnaud Biraben, neurologue au CHU de Rennes, a eu l’idée de s’attaquer à l’obésité en envoyant au cerveau des messages erronés sur l’état de satiété. […] Le travail, mené en association avec une équipe de recherche de l’Inra, a consisté à stimuler les nerfs vagues à l’aide d’impulsions électriques pour «indiquer au cerveau que l’estomac est plein, alors qu’il ne l’est pas» ».
Marianne Gomez indique que « les chercheurs vont maintenant passer aux essais sur l’homme. Un fabricant a été trouvé pour la réalisation de boîtiers implantables de 4 cm de diamètre sur moins de 1 cm ».
« Ceux-ci seront placés sous la peau à l’issue d’une petite intervention chirurgicale et reliés aux nerfs par des électrodes. La fréquence et la durée des impulsions délivrées seront réglées de l’extérieur par un médecin », ajoute la journaliste.
Marianne Gomez relève que « si les bons résultats se confirment, ce traitement pourrait constituer une alternative avantageuse aux techniques chirurgicales actuelles, qui présentent des effets secondaires non négligeables ».
Le Dr Biraben remarque ainsi que « la stimulation vagale n’a pas montré d’effet nocif. Mieux : nous avons observé sur les épileptiques, sur qui cette technique est déjà utilisée, qu’elle a des effets positifs sur l’humeur des patients traités ».
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« Le coût de la santé s'envole dans le budget des ménages »
Le Monde, La Croix
Le Monde observe qu’« entre 2001 et 2009, les coûts directs de santé dans le budget des ménages, hors cotisations sociales à l'assurance-maladie, ont augmenté de 40 à 50% en moyenne, selon un Livre blanc sur l'avenir de l'assurance-maladie publié par le cabinet de conseils Jalma ».
Le journal explique que « ces frais représentent l'addition des cotisations à une complémentaire et du "reste à charge" », puis note que « ces coûts représentent 5,4% du revenu disponible en moyenne ».
Le quotidien précise que le cabinet de conseils « pointe des inégalités croissantes, selon que l'on bénéficie d'une assurance individuelle ou collective. Les plus de 65 ans, souvent souscripteurs d'un contrat individuel, ont vu leurs dépenses augmenter de 55% en huit ans ; la santé représente 11% de leur budget ».
Mathias Matallah, président de Jalma, remarque que « cette augmentation des coûts de la santé s'est produite dans une période qui n'a pas été marquée par une réforme majeure de l'assurance-maladie. Vu le déficit actuel, il faut s'attendre à de nouvelles hausses du coût de la santé, aussi fortes voire plus d'ici 2015 ».
Le Monde aborde en outre la publication de l’« Observatoire sociétal de la santé et de la qualité des soins en France », réalisé par le groupe de cliniques Générale de santé avec TNS-Sofres. « En ressort une prise de conscience de la "fragilisation du système", les personnes interrogées soulignant sa qualité, mais aussi les inégalités et la complexité qu'il dégage », indique le quotidien.
Le journal retient que de ces enquêtes « ne se dégage aucun engouement pour une hausse des cotisations sociales, même si les Français se montrent attachés à la "Sécu" et inquiets de son avenir ».
La Croix se penche aussi sur ce sondage TNS-Sofres, relevant que « 83% des Français estiment que leur système de santé est l’un des meilleurs au monde mais 70% le jugent cher. Pour 55% des personnes interrogées, le déficit de la Sécurité sociale est «un problème grave qu’il faut régler d’urgence», contre 40% qui pensent «qu’on a parfois tendance à exagérer» ».
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« Les accidents médicaux se sont stabilisés en 2008 »
La Tribune
La Tribune rend compte de la publication du cinquième « Panorama du risque médical des établissements de santé », par la Société Hospitalière d’Assurances Mutuelles, « leader de l’assurance en responsabilité civile médicale ».
Le journal note que ce travail « révèle une stabilisation en 2008 à la fois des réclamations à la suite d’un accident médical (à 5 080 pour les préjudices corporels) et du coût total des dossiers (187,6 millions d’euros) ».
Le quotidien livre l’analyse de Jean-Yves Nouy, directeur général de la Sham, selon qui « cette stabilisation peut s’expliquer notamment par l’efficacité des mesures de prévention ».
La Tribune souligne toutefois que « cette stabilisation ne doit pas masquer une augmentation du montant du coût des sinistres graves. Ainsi, le nombre de dossiers de réclamations d’un montant entre 450 000 euros et 1 million a augmenté de 833% entre ceux ouverts en 2005 et ceux ouverts en 2008 ».
Le journal relève en outre que « les accidents de la naissance continuent de tenir une place à part. L’obstétrique a concentré 9% du nombre de décisions de justice ayant retenu une responsabilité d’un établissement et 18% du coût des indemnisations en 2008 ».
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« La fronde des médecins hospitaliers »
L’Humanité
L’Humanité consacre sa Une aux « Hôpitaux de Paris en grand danger », publiant une photo du Pr Pierre Coriat, président de la commission médicale de l’AP-HP, qui déclare : « Pourquoi je suis prêt à démissionner ».
Le journal note que le praticien « dénonce un plan de suppression de 1 000 emplois de soignants. Son geste fait boule de neige ».
L’Humanité relève en effet qu’à l’AP-HP, « tous les médecins assumant une responsabilité de gestion menacent de démissionner. En cause : les restrictions budgétaires et la tarification à l’activité ».
Le quotidien livre donc un entretien avec le Pr Coriat, qui déclare : « Nous proposons aux tutelles de s’asseoir autour d’une table pour revoir ensemble quelles doivent être les missions de l’AP, et pour dire qu’on arrête la politique actuelle de retraits d’emplois arbitraires. […] On sous-estime notre activité, on enlève des emplois de façon linéaire… On est en train de tuer l’institution ».
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Vaccination contre la grippe A : « En manque de médecins, les centres parisiens ont du mal à faire face »
Le Figaro, Le Parisien, La Croix, Le Monde, L’Humanité, La Tribune, Les Echos
Le Figaro constate en effet : « Attente interminable, prescriptions aléatoires selon les centres, horaires changeants ou renseignements erronés : à Paris, les premiers candidats à la vaccination doivent faire preuve d'une certaine persévérance pour recevoir leur injection ».
Le journal remarque que « surpris par un afflux inattendu de candidats depuis la fin de semaine derrière, les centres de vaccination de la capitale manquent aujourd'hui cruellement de médecins ».
« À Paris, tous sont volontaires, le préfet se refusant à procéder à des réquisitions », explique le quotidien, qui note que « la fréquentation des 12 centres parisiens est passée de 1 000 personnes par jour à 3 000 depuis vendredi ».
Le Figaro relève par ailleurs qu’« au Canada, un nombre inhabituel de réactions allergiques «graves» à un lot de vaccin a été observé. Ces cas, en cours d'investigation, ne remettent pas en cause la stratégie de vaccination de masse ».
Le quotidien note que « le 17 novembre, le ministère de la Santé canadien faisait état de 36 réactions graves parmi les 6,6 millions de personnes vaccinées. Ces effets indésirables, notamment des poussées de forte fièvre et des réactions allergiques graves (dont un cas mortel), n'avaient pas été jugés préoccupants par les autorités du pays ».
« Tout s'est accéléré mardi, quand l'OMS a révélé «un nombre inhabituel de réactions allergiques graves» chez des Canadiens immunisés par un lot produit par GlaxoSmithKline », poursuit Le Figaro.
Le Dr Soizic Courcier, porte-parole du laboratoire, indique que « les agences réglementaires canadiennes […] ont repéré un niveau 5 fois plus élevé de réactions anaphylactiques, soit 1 pour 20 000, chez des personnes ayant reçu un lot particulier du vaccin Arepanrix. Ce lot suspect, qui représente 170 000 doses, a été suspendu pour des analyses ».
« La porte-parole tient à souligner que l'Arepanrix utilisé au Canada diffère du Pandemrix commercialisé en France par les antigènes utilisés et le processus de fabrication », ajoute Le Figaro.
Le quotidien conclut que « le bilan semble rassurant en France, où plus de 300 000 doses de vaccins ont été injectées » et où 15 réactions allergiques « de faible gravité » ont été relevées.
La Croix rappelle sur sa Une que « la vaccination débute aujourd’hui dans les collèges et les lycées ».
Le journal relève entre autres que « les instances officielles de la pédiatrie recommandent la vaccination des enfants tandis que certains médecins restent plus réservés pour ceux sans facteur de risque ».
De son côté, Les Echos note que « les centres de vaccination [sont] sous pression ».
Le quotidien observe que « les horaires d'ouverture des centres de vaccination vont être élargis pour faire face à la demande croissante de vaccination », puis aborde la « principale difficulté : les réquisitions en urgence de professionnels de santé ».
L’Humanité constate également que « la vaccination s’intensifie », et cite Roselyne Bachelot, qui prévient : « Pas de bon, pas de vaccination ».
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« Questions sur le cas Rom Houben »
Le Parisien
Le Parisien revient sur le cas de ce Belge de 46 ans « considéré, durant 23 ans, comme un «légume» alors qu’il était en pleine possession de ses capacités intellectuelles », et qui fait l’objet d’une publication dans BMC Neurology.
Le journal se demande notamment « comment une telle erreur a pu se produire ».
Le Parisien note que « Rom Houben a été victime d’une erreur de diagnostic. Il était en fait victime d’un locked-in syndrome ou syndrome de l’enfermement ».
Le quotidien se demande en outre : « Y a-t-il d’autres Rom Houben ? », et indique que « selon l’étude publiée dans la revue belge BMC Neurology par le Dr Steven Laureys (CHU de Liège), les erreurs de diagnostic seraient de l’ordre de 40% ».
Le Parisien livre les précisions du Dr Alexis Schnitzler, spécialiste de médecine physique et réadaptation à l’hôpital de Garches (Hauts-de-Seine), qui remarque : « Attention, les erreurs qui sont possibles et dont parle l’étude concernent la différenciation entre l’état végétatif, sans aucune conscience, et ce qu’on appelle l’état dit «pauci-relationnel», où il y a une ébauche d’interaction avec l’environnement, ce qui ne veut pas dire un véritable état de conscience ».
Le spécialiste ajoute qu’« en France, nous avons un réseau et des spécialistes qui permettent de limiter les erreurs ».
« Il n’empêche, pour les familles, la différence est vitale et ce chiffre est plutôt inquiétant », observe Le Parisien.
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Revue de presse rédigée par Laurent Frichet
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